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 La maison de Fontenay / Par Florence

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Date d'inscription : 25/04/2007

MessageSujet: La maison de Fontenay / Par Florence   Mer 25 Avr - 12:26

Le couloir d’entrée est long et étroit.Une armoire occupe le mur du fond .Sur la gauche,le bureau de papa avec le piano.A droite un grand miroir .C est là qu’on répétait nos sketches ou nos acrobaties en vue des « pestacles » du « cirque dumas ».

Après un petit décrochement à gauche ,on arrive à la salle à manger par la 1ére porte et à la cuisine par la seconde . Dans la cuisine trône sur la gauche la cuisinière a bois (et à charbon je crois). La table ou l’on prend les petits dej est au milieu de la pièce . J’ai le souvenir de papa qui aux beaux jours traversait la cuisine avec son haut de pyjama ouvert pour aller à la salle de bain .

Comme je lui demandai pourquoi il avait tous ces poils sur le torse ,il m’a répondu « c’est parce que mon arrière grand père était un ours ! »

Quand les parents n’étaient pas là ,on faisait du caramel sur la cuisinière .J ‘ai aussi le souvenir d’avoir fait fondre des petites cuillères en étain pour faire des objets dans des moules en pâte à modeler (J’ai gardé longtemps une tête de cheval fabriquée comme ça )

La salle à manger m’évoque plus les soirées avec les petits moments de culte « as tu compté les étoiles » ,et les nombreuses fois où les militaires tahitiens ou calédoniens venaient chanter,gratter la guitare ou jouer a des jeux de société .L’émerveillement des matins de noël où tout était transformé : le sapin , des cadeaux partout…..

Les repas familiaux se déroulaient aussi dans la salle à manger :

C’est ton tour de mettre le couvert ! Il faut une sacrée habitude pour cet exercice.En effet chacun d’entre nous avait ses propres couverts et sa timbale (la plupart du temps ,des cadeaux de baptême des parrains ou marraines) le couteau et la cuillère à droite et la fourchette à gauche (aujourd’hui encore, je supporte difficilement qu’on déroge à cette sacro- sainte loi)

A droite aussi la serviette dans son rond. Là,c’est plus facile,les prénoms sont pyrogravés.

Ne pas oublier l’eau,le sel et les dessous de plat… Une fois tout le monde installé,on chante en se donnant la main tout autour de la table : »Allélu,Allélu,Alléluhia Gloire au seigneur …. » »Bon appétit qui veut manger avec moi ? Bon appétit, je veux manger avec toi »…(Une anecdote à propos de ce chant : Pierre-Louis, qui avait 4ans à la Brise de mer,avait compris »qui veut manger la bête noire ? …Je veux manger la bête noire…etc »)

La salle de bains,comme le dit Corinne,était à l’extérieur et occupait toute la partie gauche de la véranda,abritée par un toit ondulé.Le reste de cet espace couvert nous faisait un petit coin pour jouer les jours de pluie.Irène aimait jouer à la maitresse ,ses élèves c’était les poils de ses bras (je trouvais ça parfaitement ridicule !) C’est là aussi qu’on écossait les petits pois.On faisait un concours à qui remplirait le plus vite sa gamelle…

La cour ensuite,le jasmin et le cabanon à droite,suivis par les cabinets avec leur porte ajourée(quelle forme,le trou ?un cœur,une étoile,un rond ?) Un losange-dixit Irène-

En face des wc,le catalpa où nous passions de bons moments à jouer avec les longs haricots et les feuilles géantes.Alain était tombé un jour de cet arbre et s’était ouvert le crane.Direction les urgences et quelques points de suture…On a la tête dure dans la famille !!

Moi,c’est sur le ciment de la cour que je m’étais fait une belle entaille au menton en sautant à la corde. Je crois que c’était Odile et Claire qui tenait les deux bouts de la corde où je m’étais empétrée.J’ai toujours la cicatrice.

Je me souviens aussi de la gamelle du chat Mouni où maman mettait les restes- Quel bébé a un jour mangé les têtes de sardines crues que le chat n’avait pas eu le temps de déguster ? Francis peut-être ??

Des capucines grimpaient sur le mur de gauche, l’été,maman installait dans ce coin une bassine métallique où les plus petits prenaient leur bain.

Dans la cour encore, nous tracions des pistes à la craie et batissions des obstacles, des ponts, des chicanes et nous jouiions au « Tour de France », avec chacun une bille et un petit cycliste qui évoluait sur le parcours en se déplaçant selon les endroits où la bille, poussée par des pichenettes, coupait la route. C’est avec Alain que j’ai souvent joué à ça. Comme il était assez mauvais joueur,ça se terminait la plupart du tamps par des disputes qui dégénéraient en bagarres. Jusqu’à 9,10 ans,nous étions de force égale,et j’étais très fière de lui faire « toucher les épaules », même si cela me valait des morsures ou des coups de pieds.

Le hamster(est-ce- que c’est lui qui s’appelait Ratapon ?) avait sa cage sous le catalpa et passait sa vie à couiner pour réclamer sa pitance. Il est d’ailleurs mort d’indigestion !

Il y a eu aussi la tortue Colombine qui s’enterrait l’hiver pour reparaitre le printemps suivant, le chien Copain qui ne faisait que des bêtises( et qu’un boucher a récupéré pour garder sa boutique) et les différents chats.

Le jardin enfin, inépuisable terrain d’aventures, malgré sa taille plutôt exigüe, bordé de murs qui me semblaient très hauts.Cela ne m’empéchait pas d’y être très souvent perchée, surtout au fond à gauche, sur le toit de la cabane à bois qui jouxtait le garage(derrière le laurier).

On jouait avec le vieux landau noir où on s’entassait à deux, trois ou quatre, et qu’on poussait à toute allure dans les allées, on faisait des parties interminables de cow-boys et indiens et de gendarmes et voleurs…On dressait des tentes autour du vieux prunier avec des tissus récupérés dans le garage. Sous ces abris de fortune,nous étions des bédouins du Sahara, on se faisait des dînettes d’herbe et de terre. Parfois,maman nous permettait de prendre quelques gâteaux secs et du sucre dont nous faisions des patouilles infames mais délectables.

On décorait le sapin du jardin (rescapé d’un Noël ancien) avec des épingles à linge multicolores et des jouets en plastique.

Lorsque le jardin ne suffisait plus à notre soif de découvertes, nous pouvions aller faire du vélo dans la petite rue toute défonçée où l’on accédait par le fond du garage. Certains d’entre nous allaient faire des parties de foot dans le terrain vague en face de la maison (là où a été ensuite bâtie la piscine) J’étais fière d’être la seule fille admise à ces matchs. En haut du chemin pour accéder au terrain, il y avait un grand arbuste plein de ces baies que maman appelait du « pain d’oiseaux ». J’en mangeait des quantités importantes bien que le goût ne soit pas extraordinaire si mes souvenirs sont exacts. J’aimais aussi tresser des guirlandes de paquerettes qui poussaient à foison dans ce pré
Après avoir lu ce que les autres ont écrit,je m’aperçois que beaucoup de souvenirs se recoupent mais avec de subtiles différences dues sans doute à nos caractères et à notre place dans la fratrie.

J’ai envie de préciser certains détails

Moi aussi, j’ai pu voir Belphegor ; c’est même mon premier souvenir télévisuel. Je devais avoir dix ans environ. J’ai eu vraiment et délicieusement PEUR. J’étais assise dans la pénombre à côté d’Odile qui, dans les moments de tension, m’attrapait le bras en serrant fort. Ca renforçait les effets du film.

Il y a eu aussi les séries du Dimanche en fin d’après-midi « les globe-trotter »ou « les chevaliers du ciel » qu’on regardait en famille avant les « dîners aux tartines ».

Je me régalais, moi , à tremper les tartines de rillettes dans le chocolat chaud ! J’adorais ces repas informels, où l’on pouvait jouir en toute impunité des délices de l’improvisation.

A propos d’improvisation, je me rappelle que nous avions souvent des coupures de courant et qu’on sortait les bougies. Ca transformait aussitôt l’ambiance et tout devenait alors magique.
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MessageSujet: Re: La maison de Fontenay / Par Florence   Mer 25 Avr - 12:27

visiteur_clairon (le 17/02/2007 à 16h13)
ça y est, j'ai trouvé de quels dessins étaient décorés la porte des cabinets, dans la cour à Fontenay; c'était 3 piques découpés dans le bois, comme ceux des cartes à jouer. Pour preuve, j'ai une photo de l'été 1967 où j'ai pris Annelise et Hélène prenant leur bain en plein milieu de la cour ,toutes 2 ensemble serrées dans la baignoire en fer... la même qui nous servait à Verrines , à nous les 3 grandes, je crois bien... Dès que je peux, je l'envoie, promis!

visiteur_Eneri (le 16/02/2007 à 13h08)
J'ai retrouvé quelques vieilles photos récoltées chez papa et maman je pense... J'aimerai bien les communiquer je vais me pencher sur la question... Mais je voulais juste apporter une rectification: il semblerait qu'il y avait deux petits losanges côte à côte sur la porte des "ouatères" dans la petite cour de Fontenay...

visiteur_Enéri (le 28/01/2007 à 11h15)
Le coup de jouer avec la nourriture çà me rappelle les assiettes de purée où je faisais des grosses montagnes et la vallée avec une rivière dessinée à la fourchette... Peu à peu la montagne s'affaissait...
Et puis les pommes que je râpais longuement pour en faire une purée sucrée, et puis les noyu de pêches que je nettoyais jusqu'à la dernière fibre: le plaisir quand un gros morceau venait...

heldum (le 27/01/2007 à 09h57)
moi, c'est beaucoup avec les quartiers de mandarines que j'ai joué à la maîtresse... Je les installais bien en rang comme dans ma classe, le plus gros était la maîtresse et après, je les interrogeais un par un, en choisissant soigneusement ceux qui donnaient une bonne réponse et ceux qui se trompaient: car la punition, c'était d'être mangé!!
Forcément, les copains les moins appréciés passaient en premier... C'était un peu sadique, mais très agréable de se débarasser des importuns comme ça!

visiteur_Eneri (le 27/01/2007 à 09h44)
Qu'y avait-il de si ridicule à jouer à la maîtresse avec mes poils??? Au moins c'était des élèves nombreux mais très dociles... Je croyais que je faisais celà sans témoin... J'ai surtout le souvenir de beaucoup avoir 'jouer' à çà chez Tante Andrée où j'avais passé plusieurs séjours toute seule. Je jouais aussi avec ses chapeaux... J'aimais bien aller chez Tanta Andrée. Par contre j'avais peur de Rétro son chien et un peu d'Etienne qui lui ressemblait un peu (au chien). Elle m'ennuyait juste un peu lorsqu'elle s'inquiétait de savoir si j'avais bien fait mes besoins..."Chez nous, on fait quand on veut!" Je devais m'ennuyer un peu car c'est là aussi que je suis devenue experte pour croiser les doigts et les décroiser à toute vitesse!
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